Présentation

Bonjour !
Pour ceux qui sont déjà venus, la fiction initiale est passée hors-ligne. Manque de temps, d'inspiration... Je ne sais plus comment faire pour l'amener là où je voulais. Je vais donc la réécrire sous un nouvel angle, c'est-à-dire en commençant par "la fin". Mes excuses pour ceux qui auraient préféré garder l'ancienne version. Le prologue arrive aujourd'hui.

Pour ceux qui trouvent que le rythme de parution est trop long, je m'excuse mais j'ai passé mon bac l'année passée et je suis désormais en classe prépa. Mon temps libre s'amenuise et je ne gaspillerai pas le reste de ma vie sociale pour la fiction. Toutefois, je tenterai de vous écrire un chapitre tous les un-deux mois.

J'ai supprimé l'article des prévenus. Pour ceux qui souhaitent l'être, laissez deux commentaires à la fin du prologue et quand le premier chapitre sera paru, faites de même pour connaître la parution du deuxième chapitre et ainsi de suite. Je ne donne pas de limites de commentaires pour obtenir un chapitre.

Je crois que j'ai fait le tour. Bonne lecture !
Présentation

# Posté le mercredi 08 août 2007 13:04

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 06:47

Juste pour le fun

Juste pour le fun
Juste parce que j'adore cette image !

Traduction pour les non-bilingues :
Pub :Akatsuki adoption ! Venez seul, venez tous ! Prenez votre personnage préféré et ramenez-le à la maison ! Allez ! Adoptez quelques personnages de Naruto !Itachi : Naruto est à moi.
Naruto (confus et innocent) : Ramen ? (fallait-il vraiment une traduction ?)
Pub : Avoir Gaara ? Deidei-chan l'a fait !!!
Deidara : Ouais !
Gaara : Guh !! Ew ! Il est en train de me toucher ! Enlève ça ! Rampe loin de moiiiii !
Sasori : J'ai une nouvelle poupée pour jouer avec !
Sakura :Eh ?
Pub : C'est moi ou Zetsu a l'air affamé ?
Kisame : rancune, rancune etc.
Pub :Pauvre Lee. Il ressemble à un petit Gaï !
Pub (dessous) : Les aventures de Naruto, les infortunes des personnages de Naruto, la super adoption !
Shikamaru (si si, en tout petit, en bas à droite) : Ah, quelle galère...

Allez, courage ! Les vacances, c'est demain ! Si j'ai dix coms en plus, je vous lâche le nouveau chapitre !!!

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 15:44

Prologue

Ma chère enfant,
Je suis Fubuki Haruno, ta grand-mère maternelle. J'ai appris à regret la mort de ma fille, Sakura. Mon c½ur se brise en pensant à toutes ces années écoulées depuis son départ. Pas un seul jour ne s'est écoulé sans que je ne pense à elle, à toi. J'ignore ce qu'elle t'a raconté mais il ne faut pas prendre trop à c½ur les histoires qu'elle t'a racontées sur nous et Konoha.
Ta mère était une très jeune fille lorsqu'elle est tombée enceinte. Konoha était en pleine restructuration et le gouvernement, un peu débordé. Il est vrai que la réaction de ton grand-père en apprenant que sa fille unique allait donner la vie était un peu dans l'excès mais il faut la comprendre sous le coup de l'émotion. Mais Sakura a toujours eu un penchant pour le drame et peut être que les réactions qu'elle découvrait par le biais de sa grossesse sont la cause de l'amplification avec laquelle elle raconte la réaction de son père.
Quant à sa fuite soi-disant forcée sous peine de torture ou de mort, excuse-moi d'en rire mon trésor mais il est vrai qu'elle est risible au plus au point. Ta mère était l'élève du cinquième Hokage et l'amie de Kyûbi. Il n'était absolument pas dans l'intérêt de Konoha de l'éliminer. A part peut être pour ne plus entendre ses jérémiades sur sa grossesse. Sakura devenait peu à peu paranoïaque, ce qui explique sa désertion envers Konoha. Il est bien dommage que cette folie passagère et la fierté de ta mère l'ait empêchée de revenir sur ses pas pour que nous puissions faire connaissance. Toutefois, j'ai grand espoir que tu décides d'effacer ses erreurs de jeunesse en venant t'installer à Konoha, ton village natal.
En t'embrassant tendrement,
Ta grand-mère.




Sayuri,
J'étais la meilleure amie de ta mère, Ino Yamanaka. C'est moi qui l'avais aidée à s'enfuir il y a quatorze ans. Je t'en conjure par tous ceux qui me sont chers, ignore les lettres de réconciliation de tes grands-parents et de Konoha. On a appris pour le décès de Sakura et tous pensent que maintenant qu'elle n'est plus, tu es une cible facile. Reste là où tu es, c'est là que tu es le plus en sécurité. Evite de sortir seule dans des endroits peu fréquentés. Si jamais il advenait que tu rencontres des difficultés, fais-le moi savoir ou à quelqu'un en qui tu peux avoir une confiance absolue et qui puisse te protéger ou te cacher. Je viendrai. En attendant, cache-toi. Je pleure Sakura avec toi.
En priant pour que tu ne m'écrives jamais,
I. Yamanaka



L'enfant reposa les lettres sur la table dans un soupir. Déjà deux mois que sa mère, Sakura Yagami, était décédée que le courrier en provenance de Konoha se succédait en un tourbillon de lettres plus ou moins agréables à lire. Elle se repositionna confortablement au fond de son fauteuil favori et se mit à triturer nerveusement ses longues mèches noires. Son père le remarqua aussitôt.
- Any problem, sweetheart ?
- No, no... Everything's fine, daddy, répondit-elle avec un sourire trop éclatant pour être sincère. I miss Maman, that's all...




Pour être prévenu, laisser deux commentaires


Traduction : Un problème mon coeur ? Non, non... Tout va bien, papa. Maman me manque, c'est tout...
Prologue
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# Posté le dimanche 27 septembre 2009 07:03

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 08:35

Chapitre 1

Chapitre 1
Le bébé hurlait. Cela faisait bien dix bonnes minutes que ses cris fusaient à travers le silence de la rue. En même temps, la jeune fille ne pouvait lui en vouloir. Il pleuvait, elle avait froid, elle avait faim. Mais elle ne pouvait s'arrêter maintenant, pas avant d'avoir trouvé un abri, un refuge pour passer la nuit et s'abriter des regards pervers et voyeurs des vieux qui louchaient sur ses jambes dénudées partiellement par les guenilles. Enfin, des vieux... Ils l'étaient pas tant : certains devaient n'avoir qu'une trentaine d'années, d'autres étaient plus jeunes encore. Elle-même avait pris une dizaine d'années de plus en l'espace de ces quelques mois passés à vivoter dans la misère et la crasse des va-nu-pieds. La pluie redoubla de violence alors qu'elle commença à sentir ses seins gorgés de lait ouvrir la vanne. Génial... Elle devait aller à la soupe populaire avec des auréoles sur le buste alors que sa propre fille pleurait toutes les larmes de son petit corps pour que sa mère la laisse goûter aux joies de l'allaitement. Joies dont la jeune fille se serait volontiers passées, les crevasses la faisant énormément souffrir et la petite la vidait littéralement de ses forces. Au moins, il y en avait une qui mangeait à sa faim.

Depuis combien de temps était-elle là ? Avait-on arrêté les recherches ? Pouvait-elle se croire en sécurité ? Elle l'ignorait. Elle était incapable de se repérer dans le temps et dans l'espace. Elle se savait au sud d'un autre continent, loin du pays du Feu, tellement loin des pays Ninjas que la langue était autre. Elle avait perdu le compte des jours depuis son arrivée, dans une cale malodorante et infestée de rats qui avaient manqué de dévorer son bébé chaque fois qu'elle fermait l'½il. Une place de luxe dans laquelle elle avait dépensé ses derniers ryôs. Cet enfer maritime avait disparu pour laisser place à un autre, celui d'une étrangère, avec un nouveau-né, ne parlant pas un mot de la langue. Depuis le temps, elle avait peu à peu appris à se faire comprendre et baragouinait quelques mots. Elle était encore incapable de tenir une conversation intelligible mais pouvait faire passer des messages simples à l'aide de ses bribes de vocabulaire, de gestes explicites et de borborygmes. A l'aide d'insultes surtout. Il est tout de même incroyable que les expressions qu'on retient sont pour la plupart des termes vulgaires, injurieux. La jeune fille soupçonnait par exemple que le mot « whore » ne devait pas être très flatteur pour sa personne et qu'il devait probablement signifier « putain ». Certains hommes avaient essayé au départ de l'entraîner dans des coins sombres en ayant à l'esprit certaines choses qu'elle préférerait ne pas imaginer. Ils avaient tenté de l'appâter avec des liasses de billets ou en lui susurrant des mots aguicheurs à l'oreille s'ils arrivaient à s'approcher suffisamment. Leur ton était assez révélateur pour qu'elle comprenne relativement rapidement sans avoir besoin d'un traducteur. Le langage du corps était souvent bien plus compréhensible que les mots. L'un d'entre eux lui avait fait une peur bleue l'autre fois. Complètement soûl, supposait-elle, il avait tenté de lui arracher le bébé des bras et de la plaquer contre le mur en briques noir de crasse. Le pauvre avait brusquement dessoulé quand elle lui avait empoigné d'une main quelque chose à laquelle les hommes tiennent comme le symbole de leur puissance et qu'elle l'avait tordu violemment, sans aucune pitié. Le son qu'il avait alors émis n'avait rien de masculin, et encore moins de viril. Le langage de la peur et de la souffrance est universel, elle avait parfaitement compris ses bégaiements d'excuses et l'avait relâché. Il était parti en courant, l'air piteux, la queue entre les jambes mais uniquement parce que l'enfant n'avait rien eu lors de l'altercation. La jeune mère n'aurait pas hésité une seule seconde à la lui arracher si tel n'avait pas été le cas. Voire même à la lui faire avaler.

La pluie empirait et le vent aussi. Il fit tomber dans un souffle le capuchon qui couvrait son visage, laissant apparaître alors son visage si sale, si fatiguée et si jeune. Elle ne savait plus à quand remontait la dernière fois qu'elle avait pu se baigner et se débarrasser de toute cette crasse. Question hygiène, il lui fallait reconnaître que jamais son maître ne l'aurait laissée entrer dans un labo ou une salle d'opération ainsi. Toutefois, il était peu intelligent de penser à cela. Si son maître était encore en état de diriger quoi que ce soit, elle n'aurait jamais eu à être là, sa fille aurait grandi à Konoha, dans le village natal de ses parents. Son propre village natal. Mais il n'en était plus question, et revenir là-bas équivalait à un suicide.

Un fiacre se stoppa brusquement devant elle. La vitre se baissa et une main parée des plus gros rubis que l'exilée n'ait jamais vus s'appuya contre la fenêtre, et bientôt une tête la suivit et lui lança un regard à la fois curieux et ennuyé. La tête et la main appartenaient à une personne de sexe féminin aux boucles brunes et maquillée avec soin. La nouvelle venue semblait avoir des goûts pour le moins extravagants : la jeune fille ne pouvait détacher son regard de l'incroyable chapeau qui couronnait sa tête. Des bouts de soie, des plumes de mille et une couleurs chatoyantes et gigantesques, quelques fleurs aussi. La femme au couvre-chef se pencha un peu plus à la fenêtre et d'un air goguenard prononça quelques mots que la jeune fille ne comprit pas :

- What a strange hair color you have! Is it natural?[Quelle étrange couleur de cheveux ! C'est naturel ?]

Comme elle ne répondait pas et que le bébé sembla trouver le moment adéquat pour hurler à nouveau, la femme ajouta :

- Hey girl, your baby is crying. Do something, I can't bear screams... Youhou, can you hear me? Do you understand what I'm saying? [Hé miss, ton bébé pleure. Fais quelque chose, je ne supporte pas les cris... Youhou, tu peux m'entendre ? Tu me comprends ?]

La jeune mère lui lança un regard aigu. Elle ne comprenait pas un traître mot de ce que disait cette femme et elle n'attendait qu'une chose, c'est qu'on la laisse tranquille. Comme l'autre insistait, elle finit par l'envoyer paître... Dans sa langue natale, bien sûr, elle ne savait pas encore le faire dans l'idiome indigène.

- Ah, tu viens du pays Ninja ! Pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt ! You really are not so smart, you know [Tu n'es vraiment pas très futée, tu sais]! Well, je me demandais d'où te venait cette extraordinary couleur de cheveux ! But, si tu es du pays des Fous, tout s'explique... Surtout, ne le prend pas mal, je n'ai rien contre ton pays... Et encore moins contre tes masculins collègues, they're so handsome, sexy, hot... All you want!!! [ils sont si beaux, sexys, canons] J'adore coucher avec eux, it's so... Amazing! [C'est tellement génial]

Elle ne savait pas trop quoi dire. Ses seins lui faisaient mal, ses pieds aussi et son ventre commençait à se rebeller contre celle qui semblait avoir pris ses quartiers dans son corps, la faim. Mais l'étrangère ne semblait pas vouloir la laisser partir. Elle avait un accent absolument atroce mais on parvenait à comprendre ses phrases et il était rassurant en un sens de pouvoir entendre quelqu'un d'autre que soi-même parler une langue oubliée.

- Nevermind... Quel est ton nom, sweetheart ?
- Présentez-vous d'abord, c'est plus poli...

La rue et l'épuisement qu'était le sien l'avait rendue plus dure, plus méfiante... De plus, son nom pouvait être connu si jamais le nouvel Hokage avait un minimum de pouvoir sur les côtes de cette île.

- Oh, I see... Okay, je vais te dire qui je suis : je suis Lady Madoka Yuri, archiduchesse de Hidenfiels, soit la s½ur cadette de sa Majesté, la reine Fubuki. Et j'ai un marché à te proposer... Pourquoi ne pas monter ?

Elle ouvrit la portière. La jeune fille hésita un instant mais le cri de l'enfant la décida. Ce n'est pas comme si elle avait réellement le choix. Si elle venait à mourir de faim, sa fille mourait avec elle. Et si elle pouvait éviter la prostitution et le déshonneur, alors qu'attendait-elle ? Elle attrapa la main tendue devant elle et se hissa non sans mal à l'intérieur.

Il faisait une température plus agréable dans le fiacre. Face à elle, l'archiduchesse fixait avec fascination le bébé téter goulument. Son regard la gênait. Elle avait l'impression d'être exposée, complètement nue, sans défense face à ce regard inquisiteur qui lorgnait sans complexe son sein dénudé, malmené par le bébé qui tirait sur le mamelon, creusant un peu plus les crevasses. Elle grimaça sous la douleur. Le froid n'avait pas arrangé son état et au bout de trois mois, elle n'avait toujours pas récupérer de l'accouchement.

- Comment t'appelles-tu ?
- Sakura.
- Sakura tout court ?
- Je suis actuellement en froid avec mon père.
- Because of the baby, I guess... [à cause du bébé, je suppose] C'est le tien ?
- Oui, c'est ma fille. Sayuri.
- No surname ? [pas de nom de famille ?] Elle est aussi en froid avec son père ou tu ne le connais pas ?
- Insinuez-vous que je me sois envoyée en l'air avec un inconnu ?

Lady Madoka se tut un instant. Sakura, elle, se rhabillait. Sayuri s'était endormie en tétant, comme d'habitude. La jeune fille la contempla. Non, son père était loin d'être un inconnu. Elle se souvenait encore de lui enfant, puis les larmes qu'elle avait versées quand il était parti, celles qui lui avaient échappé chaque jour après son départ, les recherches acharnées qu'elle avait menées à l'insu de tous, fouinant là où elle n'avait pas l'autorisation, farfouillant les archives poussiéreuses dont personne ne se souciait, et leurs premières retrouvailles qui s'étaient soldées par un échec cuisant, les larmes amères de la désillusion asséchant son c½ur brisé... Puis leur seconde rencontre plusieurs mois plus tard, où la colère, la rage, l'amertume s'étaient transformées en une passion dévastatrice qui les avait emportés tous deux vers les sommets de l'ivresse... Avant qu'il l'abandonne. Encore. Mais il ne l'avait pas laissée complètement seule. Dans son ventre, un petit être avait pris racine, l'emplissant ainsi d'un amour maternel mais lui apportant l'inimitié de tout Konoha. Non, le père n'était pas un inconnu. Mais après plusieurs années d'absence, il l'était sans doute devenu.

- Young lady, je suis désolée si je t'ai froissée... Mais si elle n'a pas de père, j'avoue que ça m'arrange parfaitement. So, si je te dis que je peux apporter à ton bébé tout le confort que tu n'as jamais imaginé plus une couverture pour toi pour te protéger de ce que tu fuis, car tu fuis, cela ne sert à rien de le nier, accepteras-tu ?

Sakura la fixa longtemps. Le silence revint, plus glacé que jamais. Mais en elle, une étrange chaleur commença à apparaître. Depuis qu'elle s'était enfuie, tous les éléments semblaient être contre elle. Elle ne dormait plus, ne mangeait plus, elle vivotait. Elle était surtout en train de se noyer peu à peu, entraînant dans sa chute ce qui composait toute sa vie désormais. Mais cette femme, cette inconnue, cette Lady Madoka lui tendait enfin une main qui pourrait lui permettre de sortir la tête hors de l'eau et de donner une autre existence au petit être qu'elle avait porté en son sein. Elle était fatiguée de lutter sans cesse contre la mort. Quand elle reprit la parole, sa décision était déjà prise.

- Quel est votre marché ?

Lady Madoka sourit, certaine de sa victoire.

- Devenir la dame de compagnie favorite de ma s½ur, son assassin et mon espionne.


Rappel : Deux commentaires sur ce chapitre pour être prévenu du chapitre 2.
J'ai mis entre crochets la traduction de la quasi totalité des phrases en anglais pour les non-bilingues. L'anglais devrait par ailleurs disparaitre de la fiction car Sakura va apprendre la langue et donc la comprendre par la suite. Bonne continuation.
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# Posté le samedi 07 novembre 2009 13:09

Modifié le samedi 07 novembre 2009 13:40